Les parois vitrées sont le troisième poste le plus déperditif d’une maison, après la toiture et les murs, et 1/3 des logements français sont encore équipés de fenêtres à simple vitrage. Une menuiserie performante et bien installée renforce l’isolation de votre logement et réduit la sensation de froid.

La performance d’une menuiserie se caractérise par :

  • Le matériaux utilisé (PVC, bois, aluminium)
  • La performance du vitrage (double, triple, renforcé…)
  • La qualité de la mise en œuvre de la fenêtre

Le niveau de performance thermique d’une fenêtre (entière) est exprimé par le coefficient de transmission thermique Uw.

Il existe tout un éventail de solutions efficaces, mais nous allons nous pencher sur 2 en particulier : le double vitrage et le triple vitrage.

 

Double et triple vitrage

  • Le double vitrage dispose d’une lame remplie d’un gaz tel que l’argon entre les 2 vitres. Dans le cas d’un double vitrage à isolation renforcée (VIR – voir schéma ci-dessous), une fine couche transparente, généralement à base d’argent, est déposée sur l’une des faces du verre. Elle agit comme un bouclier pour empêcher la chaleur intérieure de fuir à l’extérieur en hiver. Cette technologie est deux à trois fois plus isolante que le double vitrage classique. Si vous associez une occultation extérieure à vos baies vitrées, vous pourrez limiter les effets de surchauffe en été.

  • Le triple vitrage est constitué de 3 verres emprisonnant deux lames de gaz argon ou krypton. Il permet une isolation encore plus performante que le double vitrage. Par contre, le facteur solaire est modifié et la luminosité diminue à travers le vitrage. L’utilisation d’un triple vitrage doit être pensée en fonction de ces éléments.

Pensez aux volets ! Ils permettent de conserver le logement frais en été et chaud en hiver.

 

Les techniques de rénovation des fenêtres

  • La solution la plus performante est de remplacer la fenêtre dans sa totalité. L’avantage de cette technique est l’amélioration de l’isolation thermique et acoustique sans perte de luminosité. En revanche, des travaux de finition en maçonnerie sont obligatoires.
  • Une seconde solution consiste à changer de fenêtre en conservant le dormant (cadre fixe) existant. Cette technique est rapide et sans risque pour la paroi (enduit, papier peint, baguette de finition…). Une nouvelle fenêtre est alors installée à l’intérieur du cadre existant, réduisant la surface vitrée et la luminosité. Des pertes thermiques persisteront à cause de l’ajustement entre les deux cadres.

  • Une dernière solution est d’installer une double fenêtre. Ce type de rénovation est à retenir seulement dans le cas de fortes contraintes architecturales. L’objectif étant d’ajouter à une fenêtre existante une deuxième fenêtre, posée à l’extérieur ou à l’intérieur. Laisser une lame d’air d’au moins 12 cm entre les deux fenêtres est nécessaire pour assurer l’isolation thermique et acoustique.

 

L’étanchéité à l’air

La classe d’étanchéité à l’air d’une menuiserie extérieure varie de 1 à 4. Choisissez des fenêtres de classe 4 pour une bonne performance.

Il est nécessaire de traiter l’étanchéité à l’air entre la fenêtre et le bâti lors de la pose. Des produits spécifiques existent tels que les joints, les bandes d’étanchéité, les treillis, etc.

Lorsque vous isolez ou remplacez vos fenêtres, il est généralement nécessaire d’installer une ventilation mécanique contrôlée. Lire l’article sur la VMC

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