Le mois de juillet 2021 détient le triste record du mois le plus chaud jamais enregistré sur Terre selon l’Agence nationale océanique et atmosphérique américaine (NOAA) : agir n’est plus un luxe mais bien une nécessité. En France, 26% des émissions sont dus aux bâtiments (deuxième secteur le plus émetteur de CO2 après celui des transports). La rénovation énergétique des bâtiments est un volet majeur dans la maitrise des consommations énergétiques et par extension la lutte contre le changement climatique. Sur les 100 milliards d’euros du Plan France Relance, 6,7 milliards sont alloués à la rénovation énergétique des bâtiments publics, des logements sociaux, des très petites et moyennes entreprises et les logements privés.

Grâce à l’espace conseil FAIRE de l’ALTE, les particuliers, les copropriétés et les entreprises peuvent bénéficier de conseils personnalisés pour rénover leurs logements ou locaux. L’accompagnement des particuliers comprend une visite à domicile, la réalisation d’une étude thermique et des préconisations de travaux en fonction des caractéristiques du logement. En quoi la visite à domicile permet d’orienter le projet ?

 

Zoom sur une visite à domicile

Une propriétaire souhaite remplacer ses fenêtres et ses radiateurs électriques trop gourmands en énergie. Pour connaitre les solutions techniques adaptées ainsi que les aides permettant de financer son projet, elle fait appel à l’Espace conseil FAIRE de l’ALTE. Après la prise de contact (formulaire), le conseiller lui propose un rendez-vous téléphonique pour répondre à ses questions.

Au cours de l’entretien, le conseiller aborde les différents aspects du projet, questionnant la propriétaire sur les enjeux de sa rénovation. L’objectif est clair : réaliser des économies sur la facture d’électricité tout en étant bien chez elle en hiver. Il s’agit d’orienter correctement les efforts, surtout avec un petit budget. Pour des travaux efficaces, il faut prendre en compte le bâti existant. Le conseiller lui propose donc de visiter le logement.

 

Au cours de la visite, le conseiller effectue des relevés (type de fenêtre, état de l’isolation, orientation du bâti…) et échange avec la propriétaire sur l’historique de travaux de la maison. Les combles ont été isolés avec de la laine de roche en 1998. Ce matériau ayant une durée de vie d’une quinzaine d’année, l’isolant a dû se tasser, perdant une grande partie de son efficacité. Le conseiller remarque également des traces de moisissures dans la salle de bain dues à la condensation de l’air chaud rencontrant une surface froide. L’humidité participe à la sensation de froid, dégrade le logement et peut avoir un impact sur la santé des occupants.

Le conseiller lui suggère de réaliser en priorité les travaux suivants :

  • Reprendre l’isolation des combles pour conserver la chaleur dans le logement. Un isolant biosourcé (issu du bois,  aura une durée de vie d’environ 35 ans et un meilleur confort d’été grâce à son déphasage élevé (temps que met la chaleur à pénétrer à l’intérieur du logement).
  • Installer une VMC hygroréglable afin d’évacuer l’humidité et d’éviter l’apparition de moisissures. De plus, un air plus sec améliorera le confort en évitant la sensation de froid liée à l’humidité.
  • Isoler les murs par l’extérieur pour supprimer les surfaces froides et ne plus avoir de condensation.

Ces travaux sont à réaliser en priorité pour réaliser des économies de chauffage et améliorer le confort. La propriétaire ne se doutait pas que ses combles n’étaient plus isolés et qu’ils représentaient une forte déperdition de chaleur. Avec une bonne isolation, les radiateurs électriques présents consommeront beaucoup moins d’électricité. Dans un second temps, les radiateurs électriques pourraient être remplacés par des radiateurs à inertie, ou un poêle à granulés exploitant le conduit de l’ancienne cheminée.